L'État accuse Rodrigo et Alex de tentative d'homicide contre le policier de la Guardia Urbana blessé et Juan est accusé d'attentat contre l'autorité. Malheureusement, le jugement, qui en est seulement à ces premières étapes, est féjà teinté du racisme et des préjugés de l'État. La juge des premières étapes du procès a déjà nié deux fois les demandes de remise en liberté provisoire prétendant que, puisque ils sont tout trois de nationalité sud-américaine, les risques de fuite étaient trop grands. Ils sont donc condamnés à rester en détention provisoire jusqu'au jugement, ce qui peut prendre jusqu'à deux ans. Cette décision a été prise par le juge en pleine connaissance du fait qu'ils avaient tout les trois des attaches scolaires, amicales, familliales ici à Barcelone, ceci étant d'autant plus ridicule lorsque l'on sait que Rodrigo a, en plus de la nationalité chilienne, la nationalité italienne (faisant de lui un citoyen européen) et qu'il pourrait ainsi tout aussi bien être décrit comme étant "italien". Une autre excuse ridicule utilisée pour leur refuser la liberté provisoire est leur prétendue vie d'"okupas" (squatteurs), qui donna à la cour l'occasion de régider un document grotesque décrivant le style de vie des "okupas" qui refuseraient de mener une vie "normale", romperaient les liens de leurs familles pour embrasser la vie "okupa". Encore plus risible lorsque l'on considère que certains des membres les plus actifs du groupe de soutien aux prisonniers du 4 février sont la mère, la soeur et le frère de Rodrigo ainsi que les parents d'Alex.
La juge a aussi rejeté tout les témoignages occulaires que la défense a tenté de soumettre. Le groupe de soutien a trouvé plusieurs personnes voulant bien témoigner de ce qu'illes avaient vu -- l'arrestation des trois prisonniers dans Sant Pere més Baix, l'extrème violence utilisée par la police pendant les arrestations et plus tard aux commissarias, ainsi que la non-protection du site par la police permettant aux camions de nettoyage de passer avant que des preuves puissent être récoltées. Aucun des témoignages n'a été accepté par la juge, qui prétant cependant que les seuls témoignages valides sont ceux qui ont ont vu le policier se faisant blesser. Il y a certain.e.s voisin.e.s qui prétendent avoir vu le policier se faire blesser (et AUCUN par quelqu'un.e jettant une pierre depuis la rue), mais jusqu'à présent aucun.e n'est prêt.e à témoigner.
Malgré toutes ces difficultés, le groupe de soutien garde espoir et confiant dans le travail remarquable des avocats, ami.e.s et familles impliqué.e.s dans le processus légal.
Le 31 mars, le groupe de soutien a appellé a un jour international d'actions. Des actions ont eu lieu dans la rue et devant des ambassades et consulats espagnols à Londres et Brighton (UK), au Brésil, au Portugal et au Chili. Toute personne souhaitant faire d'autres actions de solidarité sont invitées a utiliser les documents et textes de ce site.
Les ambassades et les consulats sont dans l'obligation légale d'enregistrer et de signaler tout acte de protestation ayant lieu à leurs abords, donc aucune action n'est trop petite ou sans importance.








